L’ambition du Pays de Barr pour l’écomobilité scolaire

La Ville de Barr a affirmé sa volonté de devenir une “vitrine des mobilités de demain” comme l’indique l’article paru le 8 avril 2021 dans “Les dernières nouvelles d’Alsace“.

Ce souhait se concrétise déjà par des mesures pour développer l’utilisation du vélo dans la ville et autour de Barr. Depuis l’année dernière, la Ville de Barr propose des subventions pour l’acquisition de vélos et prévoit de développer le réseau des pistes cyclables.

C’est dans ce contexte que la Ville s’est engagée dans le programme MOBY.

Extrait de l’article intitulé “Grâce à l’aide de la Ville, une centaine de vélos achetés en neuf mois” paru dans “Les dernières nouvelles d’Alsace” :

“En matière de mobilités, nous avons des ambitions très élevées à Barr”, rappelle Gérard Engel. Cela ne concerne pas que le vélo, mais aussi l’écomobilité scolaire via le programme MOBY en vue duquel la Ville a signé une convention (englobant les trois écoles et les collèges de Barr).

Le planning et la mise en place opérationnelle pour les écoles élémentaires se dessinera fin avril avec la collectivité dont Gérard Engel, adjoint au maire de Barr, en charge de l’Environnement, des Mobilités et du Bien Vivre Ensemble, notre partenaire local Alternatives Carbone, cabinet de conseil en stratégie bas carbone, ainsi que Marie-Clémence, coordinatrice Eco CO2 sur le Grand-Est.

La commune de Trélissac à l’heure de l’écomobilité scolaire

Ecomobilité scolaire - enfants devant voiture

Dans le cadre du programme d’écomobilité scolaire MOBY, les différents acteurs liés à l’école primaire des Maurilloux (Trélissac – Dordogne) vont débuter leur réflexion autour des modes de déplacement domicile – établissement scolaire. L’écomobilité scolaire vise à favoriser l’usage des modes de transport actifs et partagés pour les trajets quotidiens vers l’école. Dans le cas de l’école des Maurilloux, ce projet permettra entre autres d’améliorer la sécurité routière autour de l’établissement.

L’écomobilité scolaire pour répondre à un enjeu de sécurité routière

L’école primaire des Maurilloux de la commune de Trélissac en Dordogne (24) est installée près d’un axe routier très emprunté. Elle accueille principalement des enfants des quartiers avoisinants. La distance domicile-école est inférieure à 1,5 km pour la plupart des familles. Et pourtant les voitures sont extrêmement nombreuses le matin et le soir autour de l’école, au point de mettre parfois les enfants en danger.

Soucieux d’améliorer la sécurité routière aux abords de l’école, M. GEORGIADES, adjoint sur la commune depuis 2011 d’abord chargé de l’environnement et plus récemment chargé des écoles, souhaite réduire le trafic automobile aux environs de cet établissement scolaire. Son objectif est de convaincre les parents d’élèves de passer à la mobilité douce et d’accompagner leurs enfants à l’école en utilisant un mode de transport alternatif à la voiture individuelle.

Également élu à l’agglomération du Grand Périgueux au poste de vice-président chargé de la mobilité durable, M. GEORGIADES a découvert le programme MOBY à l’occasion d’une formation sur l’écomobilité scolaire, thématique à la croisée de toutes ses délégations, environnementales et scolaires.

Olivier Georgiades - écomobilité scolaire - Trélissac
Olivier Georgiades - Crédit Photo NR Photo

Un Plan de Déplacement Etablissement Scolaire

Très rapidement, il a souhaité concrétiser un Plan de Déplacement Etablissement Scolaire (PDES) sur l’une des écoles de sa commune. Outre le fait d’améliorer la sécurité routière aux abords de l’école des Maurilloux, ce projet d’écomobilité scolaire s’inscrit également dans le Plan Climat de l’agglomération. En effet, sur un court trajet urbain, les voitures émettent 45% de gaz à effet de serre (GES) en plus. Ce trafic génère également des polluants atmosphériques, qui impactent la qualité de l’air dans l’environnement immédiat de l’école.

Pour proposer des solutions attractives aux parents afin qu’ils modifient leurs habitudes de déplacement domicile-école et adoptent des modes de déplacements doux, il est nécessaire d’organiser des réunions de concertations composées de toutes les bonnes volontés (parents, enseignants, techniciens, élus, …). Cette implication de tous les usagers est essentielle pour l’identification des actions adaptées aux enjeux précis de l’établissement, leur mise en oeuvre et leur pérennisation

Ainsi un diagnostic pertinent sur la mobilité et l’accès à l’établissement donnera les clés pour choisir les actions adaptées aux contraintes et aux enjeux spécifiques de l’école des Maurilloux parmi toute une palette de solutions.

Enfin la sensibilisation des élèves des classes élémentaires est essentielle pour qu’ils comprennent les impacts de ces déplacements quotidiens vers et depuis l’école. Des activités pédagogiques sur la mobilité durable seront ainsi réalisées dans les classes par des animateurs spécialisés.

Le programme d’écomobilité scolaire MOBY se déroulera sur les deux prochaines années sur la commune de Trélissac et est financé à hauteur de 75% par le dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE).

Le Pédibus au Boulou : La commune favorise la mobilité douce pour « le chemin de l’école »

La communauté de communes du Vallespir s’est engagée dans le programme d’écomobilité scolaire MOBY, financé à 75% par le dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE). Les enfants de l’école élémentaire de la Suberaie (Le Boulou) viennent de tester de nouvelles lignes de Pédibus. Cette démarche de “ramassage scolaire à pied” favorise la mobilité douce pour le trajet école – établissement scolaire et s’intègre dans le plan climat des collectivités.

Découvrez les différents aspects de la démarche du Pédibus par cette expérience.

A l’école de la Suberaie, les élèves de CP au CE2 de l’école élémentaire de la Suberaie viennent de tester des lignes de Pédibus, également appelées Carapatte. Ces parcours balisés pour faire le « chemin de l’école » à pied font suite aux ateliers éducatifs, organisés dans le cadre du programme d’écomobilité scolaire MOBY. Ce programme vise à favoriser l’utilisation des mobilités actives pour les trajets domicile – établissement scolaire. Il s’intègre à une réflexion générale sur les transports scolaires et le plan de déplacement urbain.

Les élèves de l'école élémentaire acteurs du Pédibus

Dès la rentrée scolaire, lors d’ateliers animés par Cédric Lebon, animateur d’Eco CO2, les élèves avaient découvert les notions d’énergie, les différents moyens de déplacement et pris conscience de l’impact des modes de transport sur le changement climatique et leur santé. En octobre, ils avaient eux-mêmes proposé en classe des tracés de lignes de pédibus sur une carte du Boulou, l’objectif étant de relier le maximum de points représentant leur domicile avec le groupe scolaire.

Cette semaine, ce test en réel d’un parcours pédestre vers l’école, fut l’occasion pour les enfants de se repérer dans l’espace, d’utiliser une boussole, de renforcer leurs connaissances en cartographie et sécurité routière.

Les parents d'élèves sensibilisés à la mobilité douce

Si les enfants ont effectué l’un de ces itinéraires à pied, les parents d’élèves ont également été sensibilisés au report modal vers la mobilité douce. Les parents intéressés pouvaient s’inscrire devant l’établissement et positionnaient sur une carte leur domicile afin de pouvoir établir un plan plus précis des prochains itinéraires de pédibus avec leurs arrêts pour desservir l’école élémentaire.

Un projet sociétal et environnemental pour la commune

Et le projet de mobilité urbaine initié par la communauté de communes du Vallespir ne s’arrête pas là. Après la confirmation de la participation d’une trentaine de parents, il faudra passer à l’étape de concrétisation de ce plan de mobilité. Pour cela, la municipalité peut prendre appui sur des associations locales pour trouver des accompagnateurs. Par exemple, l’association de retraités qui porte le projet de jardin pédagogique local et dont les membres seraient volontaires pour encadrer des lignes de « ramassage scolaire » pendant l’année scolaire. Ce mode de déplacement est une bonne opportunité de faire du lien social et de croiser les générations autour d’un projet sociétal et environnemental. Pour la signalétique des lignes, un concours artistique vient d’être lancé auprès de toutes les écoles du Boulou afin d’intégrer les autres élèves des écoles élémentaires au projet d’écomobilité scolaire de l’école de la Suberaie.

Qu'est-ce que le Pédibus ?

Le pédibus, également appelé carapatte, est une des solutions d’écomobilité scolaire qui peut être proposée par le comité MOBY lorsqu’elle est adaptée aux enjeux et contraintes de l’établissement concerné. Cette solution favorise le report modal vers la mobilité douce, dans le cadre d’un plan de déplacement urbain et plus particulière d’un plan de déplacements établissement scolaire (PDES).

Cette démarche permet aux élèves d’être accompagnés à pied par des adultes bénévoles sur le chemin domicile-établissement scolaire. Ce mode de déplacement fonctionne comme un transport scolaire avec des horaires et des trajets fixes.

L’objectif est de composer des groupes d’élèves encadrés se déplaçant ensemble en suivant un même itinéraire. Les temps de parcours sont fréquemment de 15 à 20 minutes, incluant les temps d’arrêt. La distance maximale entre le début du trajet et l’établissement est d’environ 1 kilomètre pour le Pédibus.

Liée à la protection de l’environnement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), ce “ramassage scolaire à pied” offre de nombreux atouts :

 

      • Partager les trajets afin de libérer du temps pour les parents d’élèves,
      • Renforcer les liens des parents accompagnateurs et des enfants pour mieux« vivre ensemble »,
      • Contribuer à sécuriser les trajets vers l’école et les abords des écoles grâce à l’effet de groupe qui oblige une vigilance accrue des automobilistes,
      • Permettre aux élèves d’avoir une activité physique. La marche à pied ades effets positifs sur la santé et la concentration à l’école.

Très mobilisatrice, son coût est faible et son impact peut être essentiel pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques aux abords des établissements scolaires.